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Les entreprises en France – édition 2021 – INSEE

L’édition 2021 “les entreprises en France“ de l’INSEE(1) présente la vue la plus complète du système productif français et rend compte de la diversité des entreprises. L’ouvrage est structuré en deux parties. La première est constituée d’une vue d’ensemble sur la situation de l’appareil productif français avant la crise sanitaire de la Covid 19. La seconde partie regroupe un ensemble de fiches thématiques et sectorielles présentant les chiffres de référence sur les entreprises. Chaque fiche comprend une page de commentaires et une page de figures (tableaux ou graphiques).

I – Vue d’ensemble :

En 2019, la France compte 4,1 millions d’entreprises sur son territoire, dont l’activité relève des secteurs marchands non agricoles et non financiers. Ces entreprises rassemblent au total 4,4 millions d’unités légales et génèrent 1 241 milliards d’euros de valeur ajoutée (hors taxes), soit près de 51% du PIB.

L’appareil productif français en 2019 apparaît toujours très concentré : quelques milliers de multinationales génèrent à elles seules plus de la moitié de la valeur ajoutée et sont à l’origine de près de 90 % des exportations. A contrario, le tissu économique local est constitué de plusieurs millions de PME, dont la très grande majorité sont des microentreprises : près des trois quarts d’entre elles ne disposent d’aucun salarié et l’INSEE comptabilise près de 2 millions d’entreprises individuelles.

Près de la moitié des PME, hors microentreprises, sont organisées en groupe : Le système productif compte 4,1 millions de petites et moyennes entreprises (PME), dont 3,9 millions de microentreprises. Si la très grande majorité de ces dernières sont constituées d’une seule unité légale, près de la moitié des PME non microentreprises ont opté pour l’organisation en groupe.

Un appareil productif très largement tourné vers le tertiaire en 2019 : Les entreprises exerçant dans les secteurs tertiaires (services marchands, non-marchands, commerce et transport) génèrent au total près des deux tiers de la valeur ajoutée en 2019. 18 % des entreprises exercent dans les secteurs de l’industrie et de la construction et génèrent près d’un tiers de la valeur ajoutée totale.

Des facteurs de production très différents selon les secteurs d’activité : La structure des immobilisations corporelles (actifs physiques comme les terrains, les constructions et les installations techniques) et incorporelles (actifs immatériels non financiers comme le fonds commercial, les frais d’établissement et de développement) varie fortement selon les secteurs d’activité.

Gains de productivité : de fortes disparités selon les secteurs : Les gains de productivité ont été particulièrement élevés dans l’industrie et le commerce (respectivement + 12 % et + 11,7 %) entre 2015 et 2019.

Taux de marge en hausse dans l’ensemble des secteurs, sauf dans les services marchands et les transports : Entre 2015 et 2019, le taux de marge, mesuré par la part de la valeur ajoutée allouée à la rémunération du capital, a progressé de + 0,9 point. Cette hausse n’est pas uniforme d’un secteur d’activité à l’autre.

Une rentabilité économique en légère baisse, sauf dans le commerce et la construction : La rentabilité économique des actifs physiques bruts s’élève en moyenne à 9,8 % entre 2015 et 2019. Elle a baissé dans tous les secteurs, sauf dans la construction (+ 2,4 points) et le commerce (+ 1,1point) et dans l’industrie où il est resté stable.

Renforcement de la structure financière des TPE-PME : Sur la période 2015-2019, la situation financière des TPE-PME s’est globalement améliorée. Le taux d’endettement financier des TPE-PME n’a cessé de baisser entre 2015 et 2018 pour ensuite légèrement remonter en 2019. Cet assainissement des bilans a rendu une capacité d’endettement aux TPE-PME avant d’aborder la crise de la Covid-19.

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