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C’est l’histoire d’un employeur face à un salarié un peu (trop ?) sûr de lui…

Un salarié, directeur d’une société filiale d’un groupe, envoie un courrier au président du
directoire dans lequel il remet en cause le management de l’ancien directeur et les choix
stratégiques du groupe… Une faute grave, selon l’employeur, qui finit par le licencier.
« Pourquoi ? », s’étonne le salarié qui rappelle qu’il n’a fait que dénoncer la gestion, désastreuse
selon lui, de la filiale. Une dénonciation justifiée par l’absence de réaction de sa hiérarchie, qu’il
avait alertée auparavant sur les conséquences, majeures pour le salarié, de l’ancienne gestion.
Mais multiplier les accusations, graves selon lui, sur les agissements de l’ancienne direction
dépasse largement le cadre de la liberté d’expression, estime l’employeur qui maintient que le
licenciement est ici justifié.
« A tort!», selon le juge qui relève que les propos tenus par le salarié ne sont ni injurieux, ni
excessifs, ni diffamatoires : aucun abus de sa liberté d’expression ne peut donc lui être reproché

Source

Arrêt de la Cour de cassation, chambre sociale, du 29 juin 2022, n°20-16060